Le club de Nice, qui avait obtenu sa promotion en Pro D2 sur le terrain, s’est vu refuser son engagement dans la deuxième division par le conseil de discipline de la Ligue nationale de rugby. Cette décision est due à des problèmes financiers rencontrés par le club.
La situation financière du club niçois est devenue précaire suite au désengagement de la mairie. Le club avait pourtant remporté l’Access Match contre Mont-de-Marsan pour valider sa montée. Cependant, le conseil de discipline de la Ligue a rejeté sa participation.
Appel et tensions avec la mairie
Nice a l’intention de faire appel de cette décision, ce qui lui offrira un délai supplémentaire de quinze jours. La semaine dernière, le président du club, Jean-Baptiste Aldigé, ainsi que le président de l’association, Patrice Prévot, avaient déjà démissionné de leurs fonctions.
Selon certaines informations, le club devait fournir une caution financière de 4,6 millions d’euros ce vendredi matin pour garantir son budget pour la saison à venir, mais n’y est pas parvenu. En cas d’échec de Nice à présenter le budget requis par la LNR, Mont-de-Marsan pourrait être repêché pour prendre sa place en Pro D2.
Les tensions entre le club et la mairie de Nice sont centrées sur la rénovation du stade Marcel-Volot, notamment sa tribune d’hospitalités de 1 400 places. Le maire, Éric Ciotti, ne souhaitait pas investir 8 millions d’euros dans ce projet. Il aurait proposé de compenser le manque à gagner en hospitalités, estimé à environ 1,5 million d’euros par saison, pendant deux ans.

Il y a deux mois, le 31 mai, Éric Ciotti et Jean-Baptiste Aldigé célébraient ensemble la montée de Nissa Rugby en Pro D2 après la victoire contre Mont-de-Marsan (31-26). Cependant, des désaccords financiers ont rapidement émergé. Trois jours après la célébration, lors d’un événement à la Villa Masséna, un premier accroc est survenu. Le maire serait revenu sur sa promesse de rénover entièrement le stade Marcel-Volot ou de construire une tribune provisoire de 1 400 places. En réponse, Jean-Baptiste Aldigé aurait demandé une compensation financière pour le manque à gagner.
Depuis cet épisode, la communication entre les deux parties s’est limitée à des échanges de courriers. Jean-Baptiste Aldigé aurait écrit au maire à trois reprises, les 16 et 26 juin, puis le 2 juillet, pour obtenir des explications sur le silence et le non-respect des engagements. Ces lettres seraient restées sans réponse.
Conséquences et avenir du club
Le 17 juillet, Jean-Baptiste Aldigé a démissionné de la présidence de la SASP, suivi par Patrice Prévot, président de l’association du club. La Ville a exprimé sa surprise face à ces démissions, survenues à un moment critique pour l’avenir du club. Malgré cela, Éric Ciotti n’aurait pas contacté Jean-Baptiste Aldigé pour comprendre les raisons de son départ, alors que Nissa Rugby était convoqué devant le conseil de discipline de l’A2R et risquait un refus d’engagement en Pro D2.
Vingt-quatre heures avant l’audition, le maire de Nice aurait finalement répondu à Jean-Baptiste Aldigé par courrier, dans une lettre qualifiée de mise en demeure. Dans ce courrier, Éric Ciotti aurait rappelé les moyens déjà alloués par les collectivités territoriales au club. Il aurait également réaffirmé l’engagement de la Ville à construire une tribune permanente de 1 400 places d’hospitalité à partir de septembre 2027, précisant qu’il ne s’agirait pas d’une installation provisoire.
Sur le plan financier, le maire aurait assuré vouloir maintenir le même montant d’aides que celui accordé cette année, tout en avertissant que si cette proposition était refusée, chacun devrait en assumer les conséquences. Le bras de fer entre les différentes parties semble donc se poursuivre, avec des implications directes pour la participation de Nice en Pro D2.
Le club de Nice a annoncé lui-même son exclusion des compétitions nationales en raison de défaillances financières, ce qui annule de fait sa montée en Pro D2.
Source: sports.orange.fr