La 19e étape du Tour de France a été décrite par Paul Seixas comme « une des journées les plus dures de ma vie sur un vélo ». Cette étape, remportée par Tadej Pogacar, a été particulièrement éprouvante pour les coureurs, avec une intensité de course constante. Malgré la difficulté, Paul Seixas a réussi à limiter les pertes et reste en lice pour le podium avant les dernières étapes.
L’étape a été marquée par une performance exceptionnelle de Tadej Pogacar, qui a non seulement remporté la victoire en solitaire, mais a également établi un nouveau record d’ascension de l’Alpe d’Huez. Le Slovène a bouclé les 13,8 km d’ascension avec une pente moyenne de 8,1 % en 35 minutes et 26 secondes, surpassant le précédent record de Marco Pantani, qui était de 36 minutes et 40 secondes en 1995. Avant cette performance, Marco Pantani détenait les trois meilleurs temps historiques sur cette ascension.

Une étape éprouvante et un collectif solide
Paul Seixas a qualifié cette étape de « terrible » et « éprouvante », soulignant l’ambiance électrique générée par le public. Il a mentionné avoir eu des acouphènes en raison du bruit, décrivant l’expérience comme magique tout en étant extrêmement difficile. La course s’est déroulée à un rythme très élevé, comme c’est le cas « tous les jours » selon lui, ce qui a rendu la tâche ardue pour tous les participants.
Malgré ses propres difficultés physiques, Paul Seixas a salué le travail de son équipe, qu’il a jugé « cinq étoiles ». Il a noté que tous les membres de son collectif étaient à leur meilleur niveau. Il a notamment cité Daan Hoole, qui, malgré son poids, est resté présent dans la première bosse alors qu’il ne restait qu’un petit groupe de coureurs. Deux autres coureurs ont également réalisé un travail « extraordinaire » à l’avant de la course.
Matthew Riccitello a effectué une « montée magique et magnifique » dans l’Alpe d’Huez, et Tiesj Benoot a également « fait son boulot », démontrant la solidité de l’équipe. Aurélien Paret-Peintre et Nico Prodhomme ont réussi à basculer dans l’avant-dernier col alors qu’il ne restait qu’une douzaine de coureurs dans le peloton, une contribution jugée « précieuse » par Paul Seixas. Il a exprimé sa satisfaction quant à la performance collective, reconnaissant que sa position actuelle dans la course est en grande partie due à l’effort de ses coéquipiers, même s’il n’avait pas les jambes pour faire la différence en fin d’étape.
Réactions aux attaques et classement historique
Face aux attaques de Remco Evenepoel et Isaac Del Toro dans l’Alpe d’Huez, Paul Seixas a expliqué qu’il avait simplement cherché à « s’accrocher ». Sa stratégie consistait à trouver le meilleur moyen de tenir compte de son état physique du jour. Il estime avoir fait « tout ce qu’il a pu » et a reconnu la supériorité de Tadej Pogacar, Remco Evenepoel et Isaac Del Toro ce jour-là. Malgré la difficulté, il considère que cela reste une « bonne journée » pour lui.
La 19e étape a également mis en lumière le niveau élevé de ce Tour de France 2026, avec plusieurs coureurs réalisant des performances historiques dans l’ascension de l’Alpe d’Huez. Outre le record de Tadej Pogacar, Remco Evenepoel s’est classé à la 7e place des meilleurs temps d’ascension avec 37 minutes et 55 secondes, se positionnant derrière Lance Armstrong (37 minutes et 36 secondes en 2004) et Jan Ullrich (37 minutes et 41 secondes en 1997).
Isaac Del Toro a enregistré le 9e chrono avec 38 minutes et 7 secondes, juste devant Mattias Skjelmose et Paul Seixas, qui ont tous deux réalisé un temps de 38 minutes et 11 secondes. Cette performance place Seixas et Skjelmose 3 secondes devant le temps de Miguel Indurain en 1995. Ce classement d’ascension reflète le classement général de la Grande Boucle, avec un Tadej Pogacar dominant, un Remco Evenepoel en deuxième position, et une lutte serrée entre Isaac Del Toro et Paul Seixas pour une place sur le podium. La 20e étape, prévue ce samedi, sera cruciale pour déterminer l’ordre final des favoris avant la dernière journée de course.
La journée de samedi est annoncée comme « cruciale pour le général » par Paul Seixas, qui reste « toujours dans le jeu » pour le podium. Il anticipe une étape « très dure » où la performance se jouera « à la pédale ».
Source: lequipe.fr