La FIFA a récemment initié plusieurs procédures disciplinaires à l’encontre de la Fédération argentine de football (AFA) et de certains de ses joueurs, suite à des incidents survenus pendant la Coupe du monde 2026. Ces mesures font suite à diverses controverses qui ont marqué le parcours de l’équipe argentine durant le tournoi.
L’une des principales raisons de ces procédures concerne l’affichage d’une banderole politique par des joueurs argentins après leur victoire en demi-finale contre l’Angleterre. Sur cette banderole, il était écrit : « Les Malouines sont argentines ». La FIFA a souligné que l’utilisation d’un événement sportif comme plateforme pour des manifestations de nature non sportive constitue une infraction potentielle à son code disciplinaire.
Cet incident n’est pas sans précédent pour l’Argentine. En 2014, la FIFA avait déjà imposé une amende d’environ 23 000 € à la fédération pour une banderole similaire déployée avant un match amical contre la Slovénie. La récidive de ce type de comportement a conduit à l’ouverture de cette nouvelle procédure.
Incidents post-finale et accusations individuelles
En plus de la question de la banderole, plusieurs joueurs argentins sont visés par des procédures disciplinaires suite à des altercations survenues après la finale de la Coupe du monde, perdue 0-1 après prolongation contre l’Espagne à New York le 19 juillet. Ces incidents ont éclaté au coup de sifflet final et ont impliqué des membres des deux équipes.
Le milieu de terrain Leandro Paredes et Nahuel Molina font l’objet de trois chefs d’accusation pour « agression ». Paredes, ancien joueur du PSG, est notamment accusé d’avoir projeté au sol Eric Garcia et de l’avoir saisi à la gorge, avant de s’en prendre également à Gavi, un joueur espagnol. Ces accusations représentent le nombre le plus élevé parmi les joueurs concernés.
D’autres personnalités argentines sont également impliquées. Thiago Almada et Roberto Ayala, un officiel de l’Albiceleste, sont accusés de « comportement antisportif ». Le défenseur espagnol Gavi pourrait également être sanctionné pour son rôle dans ces altercations. Le sélectionneur espagnol, Luis De la Fuente, avait qualifié le comportement des Argentins d’« inadmissible ».
La FIFA a précisé que les personnes mises en cause ont désormais la possibilité de faire connaître leur position. La commission de discipline rendra ensuite sa décision en temps voulu, après avoir examiné tous les éléments.
Enquête élargie sur la Fédération argentine
L’enquête de la FIFA contre l’AFA ne se limite pas aux incidents individuels ou à la banderole. Elle porte sur quatre potentielles infractions au code disciplinaire : l’utilisation d’un événement sportif à des fins de manifestations non sportives, un comportement inapproprié de l’équipe, des actes de discrimination et des incidents à caractère raciste, ainsi que des problèmes d’ordre et de sécurité lors des matchs.
Le communiqué de la FIFA mentionne également « des chants et gestes discriminatoires », des retards dans les coups d’envoi, « l’affichage de messages inappropriés par l’équipe et les spectateurs », ainsi que le lancer d’objets par des fans lors de plusieurs rencontres, sans fournir de détails supplémentaires sur ces incidents spécifiques. L’attitude des joueurs et des supporters argentins a suscité de nombreuses réactions tout au long du Mondial, où l’équipe défendait son titre de 2022.
Le sélectionneur de l’Argentine, Lionel Scaloni, a pris la parole sur les réseaux sociaux une semaine après la défaite en finale. Il a exprimé ses regrets de ne pas avoir pu offrir un autre trophée au peuple argentin et a défendu ses joueurs, soulignant leur « effort, désir, volonté » et leur refus d’abandonner même dans les moments difficiles. Il a également évoqué les critiques subies par son équipe, affirmant que « le sang-froid, la volonté de continuer quand les jambes ne répondent plus… Voilà le vrai trophée ».
La FIFA avait déjà annoncé qu’elle se penchait sur l’affaire de la banderole des Malouines après la demi-finale remportée contre l’Angleterre. Les procédures ouvertes visent à clarifier les responsabilités et à appliquer les sanctions appropriées conformément au règlement disciplinaire de l’instance mondiale.
La commission de discipline de la FIFA a ouvert une procédure concernant Leandro Paredes, Nahuel Molina, Thiago Almada et l’entraîneur-adjoint Roberto Ayala, ainsi que le défenseur espagnol Gavi, pour les violences survenues après la finale gagnée par l’Espagne.
Les joueurs et membres du staff technique argentins ont eu des altercations avec leurs homologues espagnols après le coup de sifflet final. La FIFA a rappelé que les personnes mises en cause ont la possibilité de faire connaître leur position avant que la commission de discipline ne rende sa décision finale.
L’enquête disciplinaire de la FIFA vise à garantir le respect des règles et de l’esprit sportif lors des compétitions internationales. La décision de la commission de discipline sera rendue en temps voulu, après l’examen des arguments de toutes les parties impliquées.
La FIFA a annoncé l’ouverture d’une enquête disciplinaire visant la Fédération argentine de football après diverses polémiques pendant la Coupe du monde 2026.
Source: lequipe.fr