Un retour et des ambitions
Roberto Mancini a été nommé sélectionneur de l’équipe d’Italie, marquant son retour à la tête de la Nazionale. Cette nomination a été annoncée par Giovanni Malago, le président de la Fédération italienne de football (FIGC). Mancini avait déjà dirigé la sélection entre 2018 et 2023, une période durant laquelle il a remporté l’Euro en 2021. Son précédent mandat s’était achevé par une démission en 2023 pour rejoindre l’Arabie saoudite, une décision qu’il a qualifiée d’« erreur » et de « un peu comme perdre la femme de sa vie ».
Lors de sa première conférence de presse à Rome, Mancini a exprimé de grandes ambitions pour son nouveau mandat. Il a déclaré espérer « remporter un trophée majeur, voire deux ». Son objectif principal est de permettre à l’équipe de renouer immédiatement avec le succès et de regagner l’affection des supporters, notamment après l’absence de l’Italie aux trois dernières Coupes du monde. Il a également souligné sa confiance dans les jeunes joueurs talentueux du pays, plaidant pour qu’on leur fasse confiance et qu’on les laisse jouer, promettant une équipe à l’« esprit offensif ».
Le nouveau sélectionneur, âgé de 61 ans, sera très attendu pour son retour. Ses premiers défis incluront un match contre la Belgique le 25 septembre à Rome en Ligue des nations, suivi d’une rencontre face à la Turquie le 28 septembre, puis contre l’équipe de France de Zinédine Zidane le 2 octobre au Stade de France. Ces matchs seront cruciaux pour évaluer les forces de l’équipe et les domaines nécessitant des améliorations.
Changements au sein de la direction technique
Parallèlement à la nomination de Roberto Mancini, la FIGC a également annoncé un changement important au poste de directeur technique. Claudio Ranieri a été nommé pour remplacer Paolo Maldini, qui avait démissionné après l’échec de la candidature d’Andrea Pirlo au poste de sélectionneur. Ranieri, qui a entraîné des clubs comme l’Inter Milan, la Juventus Turin, l’Atlético Madrid, Chelsea et Leicester, avec qui il a remporté le championnat d’Angleterre en 2016, a reconnu que la situation était « complexe » et qu’un travail considérable serait nécessaire pour redresser la sélection.
Ranieri a exprimé le souhait de repenser en profondeur la formation italienne. Il a déploré que les jeunes joueurs soient aujourd’hui moins encouragés à dribbler, le jeu étant trop axé sur la passe et le jeu en une ou deux touches. Il a insisté sur la nécessité de laisser les enfants s’exprimer jusqu’à un certain âge avant de leur apporter un cadre plus structuré.

Réactions et tensions en Serie A
La nomination de Roberto Mancini n’a pas fait l’unanimité en Italie. Si la FIGC a officiellement clos la crise liée à l’échec de la piste Andrea Pirlo, plusieurs clubs de Serie A ont mal digéré la méthode employée par le président Giovanni Malagò. Selon des rapports de la presse italienne, les dirigeants de l’élite estimaient qu’Antonio Conte aurait été un meilleur choix pour relancer la sélection. Ils reprochent à Malagò de les avoir écartés du processus de décision.
Lors du Conseil fédéral, le président de la Lega Serie A, Ezio Simonelli, a exprimé ce mécontentement, relayé par des figures influentes comme Giuseppe Marotta, Giorgio Chiellini et Stefano Campoccia. Bien qu’aucune fronde officielle n’ait été lancée, des tensions sont palpables. Malgré un communiqué de soutien de la Serie A à Roberto Mancini et Claudio Ranieri pour afficher un front uni, la fracture avec Giovanni Malagò est visible. Les clubs regrettent de ne pas avoir été consultés sur une décision qu’ils considèrent comme stratégique pour l’avenir du football italien, d’autant plus qu’ils avaient largement soutenu l’élection de Malagò quelques mois auparavant. Des spéculations en coulisses n’excluent pas une contestation de la gouvernance de Malagò à moyen terme si cette rupture de confiance s’aggrave, bien qu’aucune initiative ne soit à l’ordre du jour.
Roberto Mancini avait déjà dirigé la Nazionale de 2018 à 2023, une période marquée par un titre continental à l’Euro en 2021.
Source: eurosport.fr