Les annulations de vols pour le hajj au Mali illustrent les conséquences de la crise sécuritaire et économique dans le pays. EgyptAir a annulé ses vols, bloquant ainsi plus de 4.000 pèlerins qui espéraient se rendre en Arabie saoudite à la fin mai 2026.
Le contexte sécuritaire au Mali est extrêmement dégradé, avec des attaques coordonnées par des jihadistes et des rebelles. Les axes routiers menant à Bamako sont bloqués, compliquant les déplacements et la logistique pour les voyageurs.
Faits clés sur les annulations :
- Le quota national attribué au Mali pour le hajj 2026 est fixé à plus de 13.000 pèlerins.
- Transavia a annulé 2 % de ses vols prévus en mai et juin 2026 en raison de la flambée du coût du kérosène.
- Volotea a annoncé des annulations représentant moins de 0,5 % du total des vols prévus en France par la compagnie en 2026.
Un porte-parole d’EgyptAir a déclaré : « La décision fait l’effet d’un choc au Mali. » Cette situation souligne non seulement les difficultés financières liées à la hausse du prix du kérosène, mais aussi un désaccord financier plus large dans un contexte d’insécurité croissante.
Citations sur la situation :
- « En raison du contexte géopolitique et de ses répercussions sur le prix du carburant, Transavia est contrainte de procéder à l’annulation de plusieurs vols prévus au mois de mai et juin. »
- « On reste très dépendants de l’évolution du conflit au Moyen-Orient. »
- « Le hajj, qui doit débuter fin mai en Arabie saoudite, constitue l’un des cinq piliers de l’islam et représente un moment spirituel majeur. »
Avec ces annulations, les autorités locales s’inquiètent pour les pèlerins qui n’ont pas encore trouvé d’alternative. Les observateurs soulignent que cette crise pourrait avoir des répercussions durables sur la communauté musulmane malienne.