Éric Zemmour, le dirigeant de Reconquête, a confirmé sa candidature à la présidentielle de 2027. Lors d’un événement à Station F à Paris, il a déclaré : « S’il n’y a pas de primaire, je serai candidat. S’il y en a, je serai candidat à la primaire ». Cette annonce arrive alors que Sarah Knafo, une figure montante au sein du parti, a récemment obtenu 10,4 % des voix lors des municipales à Paris.
Zemmour ne cache pas ses ambitions. Il critique ouvertement la gestion de l’immigration par Les Républicains et souligne l’importance d’un programme fort pour Reconquête. En effet, le parti a lancé une consultation pour établir son programme pour 2027. « C’est elle qui prépare ce programme, c’est pour cela qu’il y avait sa photo », a affirmé Zemmour en parlant de Knafo.
La dynamique au sein du parti devient intéressante. D’un côté, Zemmour, avec un score de 7,07 % au premier tour de la présidentielle de 2022, cherche à solidifier sa position. De l’autre côté, Knafo émerge comme un pilier important dans l’élaboration des stratégies du parti. Elle est perçue non seulement comme une collaboratrice mais aussi comme une potentielle Première ministre en cas de victoire.
Les observateurs politiques s’interrogent sur l’impact de cette montée en puissance de Knafo sur Zemmour. Sa popularité croissante pourrait-elle influencer la base électorale ? Pour le moment, Zemmour semble déterminé à maintenir son cap et à se présenter comme le leader incontournable de la droite française.
Dans les mois à venir, les primaires pourraient devenir un point focal du débat au sein du parti. Les membres devront décider s’ils veulent un leader unique ou s’ils préfèrent une approche plus collégiale avec des figures montantes comme Sarah Knafo. La tension entre ces deux visions pourrait façonner l’avenir politique de Reconquête.