Ryanair appelle à suspendre les contrôles biométriques EES en raison de files d’attente pouvant atteindre deux heures dans les aéroports français. Des retards importants affectent particulièrement les passagers non européens, qui doivent faire face à une sécurité aéroportuaire renforcée.
Depuis l’implémentation du système EES le 10 avril 2026, les temps d’attente ont considérablement augmenté. Dans plusieurs aéroports français, comme ceux de Paris-Beauvais, Marseille-Provence et Nantes-Atlantique, des files d’attente pouvant durer jusqu’à deux heures ont été signalées.
Faits clés :
- Les temps d’attente moyens ont augmenté de 25 % dans les aéroports de Paris-Charles-de-Gaulle et Paris-Orly.
- Le système EES exige la collecte des empreintes digitales et des photos faciales des voyageurs.
- Ryanair a adressé des courriers aux gouvernements des 29 pays participant au système EES.
Neal McMahon, Chief Operations Officer de Ryanair, souligne que « les gouvernements tentent de déployer un système informatique à moitié cuit au cœur de la période de voyages la plus chargée de l’année, et ce sont les passagers – dont de nombreuses familles avec de jeunes enfants – qui en paient le prix ». Cette situation entraîne un chaos potentiel dans les grands hubs aériens durant l’été.
Réactions officielles :
- ADP (Aéroports de Paris) a décidé de réouvrir des espaces désaffectés pour réduire l’attente aux frontières.
- Le temps nécessaire pour prendre les empreintes digitales et la photo faciale d’un passager est estimé entre 40 et 50 secondes.
- Les premiers jours du système EES ont été marqués par des perturbations significatives et des vols manqués.
Ce nouveau système, qui enregistre non seulement les données personnelles mais aussi les dates d’entrée et sortie sur le territoire européen, suscite des préoccupations quant à son efficacité. Les passagers espèrent que des ajustements seront rapidement mis en place pour améliorer leur expérience lors des voyages.