Des milliers de fêtards se rassemblent près de Bourges pour une free party, répondant à un appel à la mobilisation contre le durcissement législatif des rave-parties non déclarées. Environ 20.000 participants ont déjà envahi le site, un ancien champ de tir militaire considéré comme « très dangereux ».
Le préfet Philippe Le Moing Surzur a averti que « le risque est réel » en raison des munitions non explosées présentes sur le terrain, utilisé pour des tirs d’essai depuis 150 ans. Pour assurer la sécurité, 600 gendarmes ont été mobilisés autour de l’événement.
Les organisateurs s’attendent à ce que le nombre de participants atteigne jusqu’à 30.000 au plus fort de l’événement. Ce rassemblement attire des personnes venues de toute la France et même d’autres pays comme l’Italie, l’Espagne et la Belgique.
Faits clés :
- 20.000 participants au début de l’événement
- 30.000 participants attendus au maximum
- 2.000 véhicules dénombrés sur le site
- 600 gendarmes mobilisés pour sécuriser l’événement
- 150 ans d’utilisation du site pour des tirs d’essai
Franck, membre du collectif Tekno Anti Rep, a déclaré : « C’est un moyen de démontrer que les participants sont mobilisés et continueront à venir, quoi qu’il arrive, continueront de contester ces lois ». Pour Sara, une participante venue d’Espagne, cette situation est inacceptable : « Je trouve cela honteux: c’est criminaliser une culture et quelque chose qui ne fait de mal à personne ».
Alors que les festivités se poursuivent, les autorités restent vigilantes face aux dangers potentiels du site. La préfecture a déjà signalé plus de 2.000 véhicules sur place, et les mesures de sécurité sont renforcées pour prévenir tout incident lié aux munitions non explosées.