La Grèce lutte contre le surtourisme en augmentant le nombre de plages protégées, tout en étant fortement dépendante des revenus touristiques. Récemment, le pays a ajouté 12 nouvelles plages à sa liste, portant leur total à 250.
Le secteur du tourisme est vital pour l’économie grecque, représentant environ 30% du PIB. Entre 2009 et 2023, l’emploi dans ce secteur a augmenté de 87%, montrant à quel point la population locale dépend de cette activité.
Cette dépendance pose un défi : comment réguler un afflux massif de touristes tout en préservant l’identité culturelle et les ressources naturelles ? Par exemple, les îles comme Santorin et Mykonos voient chaque année des millions de visiteurs, ce qui peut nuire à leur environnement fragile.
Les autorités locales s’efforcent d’équilibrer ces enjeux. Le maire de Milos a déclaré : « Nous ne voulons pas que l’identité de l’île change. » Cette préoccupation est partagée par d’autres responsables qui craignent que le tourisme de masse n’érode la culture locale.
En réponse à cette situation, une taxe de 20 euros par passager des croisières a été instaurée à Santorin et Mykonos pendant la haute saison. Cette mesure vise à limiter le nombre de visiteurs tout en générant des fonds pour la protection des plages et des sites historiques.
Cependant, la productivité dans le secteur a chuté de 16% entre 2009 et 2024, et les salaires réels ont diminué jusqu’à 60% dans certaines régions touristiques. Les Grecs se trouvent donc dans une position délicate : ils doivent naviguer entre la nécessité économique du tourisme et la préservation de leur environnement.
Les auteurs d’une étude menée par la London School of Economics notent que « la Grèce semble piégée depuis quinze ans dans un modèle de croissance bâti sur des ‘pieds d’argile’. » Cela souligne l’urgence d’adopter un tourisme durable.
En attendant, les défis restent nombreux. La Grèce a accueilli un record de 38 millions de touristes en 2025, confirmant son attrait mais aussi son besoin urgent d’une gestion plus équilibrée du tourisme.