Les cours du pétrole chutent à Téhéran suite à une proposition de l’Iran pour reprendre les négociations avec les États-Unis. Cette nouvelle a provoqué une réaction immédiate sur le marché pétrolier, avec le prix du baril de West Texas Intermediate qui a baissé de 3,34 %, atteignant 101,56 dollars.
La République islamique a transmis jeudi soir le texte de sa dernière proposition au Pakistan, qui joue le rôle de médiateur dans ces discussions. Parallèlement, le baril de Brent a également connu une chute de 1,72 %, se chiffrant à 108,50 dollars.
Des systèmes de défense antiaérienne ont été activés à Téhéran, en réponse à des menaces perçues. Des responsables iraniens ont même mentionné que Téhéran pourrait recourir à des armes jusqu’alors inutilisées.
La Maison Blanche a confirmé que les discussions avec l’Iran continuent. Anna Kelly, porte-parole adjointe, a déclaré : « Nous ne donnons pas de détails sur des conversations privées. » Ce flou crée des incertitudes quant aux résultats potentiels des négociations.
Le détroit d’Ormuz, un passage maritime crucial pour les exportations pétrolières, reste sous haute surveillance. Chaque semaine de délai avant un déblocage d’Ormuz ajoute environ 5 dollars au prix moyen du baril.
De plus, sept membres de l’Opep+ se réuniront prochainement pour décider de leurs quotas de production. Le blocus américain sur les ports iraniens est dénoncé par l’Iran comme un prolongement des opérations militaires.
Pierre Cochard, ambassadeur de France à Téhéran, a souligné que « la diplomatie est la seule voie pour la paix au Moyen-Orient ». Les tensions demeurent élevées alors que les enjeux économiques et géopolitiques se croisent dans cette région instable.