« Personne ne sera lésé, les droits sont bien conservés », a déclaré François-Xavier Selleret, représentant de l’Agirc-Arrco. L’organisme a reconnu une erreur massive qui a conduit à la suspension injustifiée des pensions de milliers de retraités, avec un montant total estimé à 850 millions d’euros.
Cette situation concerne environ 100.000 retraités qui pourraient avoir été privés, à tort, de tout ou partie de leur retraite complémentaire. Près de 12.000 personnes ont déjà été identifiées comme lésées, représentant un montant à régulariser de 69 millions d’euros.
Les retraités vivant à l’étranger doivent prouver qu’ils sont toujours vivants en envoyant un certificat de vie. De plus, les veufs et veuves percevant une pension de réversion doivent attester tous les quatre ans qu’ils ne se sont pas remariés.
La suspension des versements peut passer inaperçue lorsque les montants concernés sont faibles et versés trimestriellement ou annuellement. Cela soulève des inquiétudes parmi ceux qui n’ont jamais rien réclamé.
L’Agirc-Arrco a commencé à contacter les personnes identifiées pour traiter chaque dossier individuellement. Les droits des retraités seront conservés sans limite de temps, contrairement à ceux des héritiers, qui peuvent être soumis à prescription.
Pour l’heure, l’Agirc-Arrco a lancé une vaste opération de réexamen des dossiers. Environ 86.000 autres pensionnés ont une forte probabilité d’être concernés, représentant près de 780 millions d’euros.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes : le montant total des arriérés à verser pourrait atteindre 847.490.855 euros. Ce chiffre souligne l’ampleur du problème et la nécessité d’une intervention rapide pour rectifier la situation.
L’erreur a été découverte suite à une migration informatique effectuée à l’automne 2025, ce qui montre comment des avancées technologiques peuvent parfois mener à des complications inattendues.
L’Agirc-Arrco assure que toutes les mesures seront prises pour remédier à cette situation et que personne ne sera lésé dans ce processus.