La famille de Christophe Gleizes espère obtenir une grâce présidentielle après avoir renoncé à son pourvoi en cassation. Condamné à sept ans de prison pour apologie du terrorisme, Gleizes a été arrêté en mai 2024 alors qu’il couvrait un événement lié à la Jeunesse sportive de Kabylie.
Avant cette décision, la famille avait nourri l’espoir d’un revirement judiciaire. Cependant, les deux demandes de grâce présidentielle soumises en décembre 2025 et février 2026 ont été refusées par le président algérien Abdelmadjid Tebboune.
Sylvie Godard, la mère de Christophe, a déclaré : « C’est un acte très fort, symbolique ». En retirant le pourvoi, la famille vise à montrer sa détermination à chercher une solution pacifique. Francis Godard, son père, a ajouté : « Nous avons pris une décision, la famille, que Christophe puisse retirer son pourvoi en cassation ».
Les autorités algériennes reprochent à Gleizes ses entretiens avec des membres du Mouvement pour l’autodétermination de la Kabylie (MAK), considéré comme une organisation terroriste. Cette situation illustre les tensions persistantes dans les relations entre la France et l’Algérie.
Christophe a passé près d’un an sous contrôle judiciaire avant sa condamnation. Sa famille continue d’affirmer que son incarcération est aussi le résultat d’un climat d’hostilité entre les deux pays. Francis Godard a affirmé : « Si Christophe est en prison, c’est aussi en raison d’oppositions et d’un climat d’hostilité entre nos deux pays ».
Cette affaire met en lumière les défis auxquels font face ceux qui cherchent à naviguer dans des contextes politiques complexes. La prochaine étape pourrait être cruciale pour Gleizes et sa famille alors qu’ils attendent une réponse sur leur demande de grâce.