Le trafic de l’aéroport de Dubaï a chuté de 66% en mars 2026 par rapport à un an plus tôt, en grande partie à cause des frappes iraniennes durant la guerre au Moyen-Orient. L’aéroport a accueilli seulement 2,5 millions de voyageurs ce mois-là, un chiffre alarmant pour une plateforme qui était autrefois le deuxième aéroport mondial par le nombre de passagers.
Avant la guerre, l’aéroport avait enregistré un impressionnant total de 95,2 millions de voyageurs en 2025. Cependant, les récentes attaques ont gravement impacté le modèle économique basé sur les passagers en correspondance. Paul Griffiths, directeur général des aéroports de Dubaï, a déclaré : « Les événements extraordinaires de ces dernières semaines sont sans précédent pour une plateforme de correspondance aérienne de cette importance. »
Les frappes ont également visé directement l’aéroport à plusieurs reprises, créant des inquiétudes quant à la sécurité des infrastructures civiles dans la région. Malgré cela, l’espace aérien des Émirats arabes unis est revenu à la normale après ces événements perturbateurs.
En mars 2026, le trafic aérien a connu une baisse générale de 21% au cours du premier trimestre, avec seulement 18,6 millions de passagers enregistrés. Ces chiffres soulignent les défis auxquels sont confrontés les aéroports du Golfe face aux tensions géopolitiques croissantes.
Les observateurs s’interrogent maintenant sur la capacité des infrastructures d’accueil à se redresser après une telle chute. Les prévisions pour 2026 indiquent un objectif ambitieux d’accueillir 99,5 millions de passagers, mais avec l’incertitude actuelle, atteindre cet objectif semble compromis.