« Trois passagers du navire de croisière MV Hondius sont morts lors d’une traversée de l’Atlantique. » C’est avec cette déclaration qu’Oceanwide Expeditions a confirmé les trois décès survenus à bord en raison d’une infection à hantavirus.
Un cas d’infection a été confirmé en laboratoire, mettant en lumière un problème de santé publique qui préoccupe les autorités. Le navire, actuellement bloqué au large du Cap-Vert, transporte 149 personnes, dont certains membres d’équipage nécessitent des soins médicaux urgents.
Le hantavirus, connu pour sa transmission zoonotique par contact avec des rongeurs infectés, peut provoquer des symptômes grippaux et des détresses respiratoires. Selon Santé Publique France, « La contamination humaine se fait généralement par inhalation de poussières et aérosols, contaminées par les excrétas des animaux infectés. »
Environ 200 cas de syndrome pulmonaire à hantavirus surviennent chaque année, principalement en Amérique du Nord et du Sud. La létalité peut atteindre 38 % en cas de symptômes respiratoires sévères.
Hans Kluge, représentant de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), a déclaré que « le risque pour l’ensemble du public demeure faible. » Cependant, la situation reste préoccupante avec peu d’informations disponibles concernant la troisième personne décédée.
Le hantavirus a causé des épidémies notables dans le passé, notamment en Argentine en 1996 et 2018. Les autorités sanitaires continuent d’évaluer les risques et mettent l’accent sur la prévention de l’infection.
Faits clés:
- Trois décès confirmés à bord du navire MV Hondius.
- Un cas d’infection confirmé en laboratoire.
- 149 personnes actuellement à bord du navire.
- Aucun vaccin disponible contre le hantavirus.
- La transmission se fait principalement par contact avec des rongeurs infectés.
Les prochaines étapes incluent une évaluation continue de la santé des passagers et de l’équipage. Les experts recommandent une vigilance accrue pour prévenir toute infection supplémentaire.