Le chatbot de Mistral AI, Le Chat, a été critiqué pour sa vulnérabilité à la désinformation d’État, relayant des fausses informations dans plus de la moitié des cas testés. En mars 2026, NewsGuard a révélé que le chatbot avait répété des informations erronées dans 50% des cas en anglais et 56,6% en français.
Faits clés du test :
- 10 fausses affirmations ont été testées par NewsGuard.
- Le taux de répétition des fausses informations par Mistral AI est le plus élevé parmi les chatbots testés.
- 70% des erreurs se produisent lorsque l’utilisateur ne cherche pas à manipuler l’IA.
Mistral AI a également signé un accord avec le ministère français des Armées pour renforcer la souveraineté technologique de la défense. Cela soulève des questions sur l’impact potentiel de cette technologie sur les opérations militaires et civiles.
Chine Labbé, analyste chez NewsGuard, a déclaré : « Il faut donc s’assurer que sur la désinformation, on peut y aller. Pour l’instant, force est de constater que les garde-fous manquent. » Cette déclaration souligne les préoccupations croissantes concernant l’utilisation responsable de l’intelligence artificielle.
Réactions :
- NewsGuard a noté que « Le Chat, le chatbot européen le plus en vue, développé par la société parisienne Mistral, est vulnérable à la désinformation d’État. »
- Mistral affichait déjà 50 %, le score le plus mauvais du lot.
- Le label soutenu par la France crée une confiance que le produit, en l’état, ne mérite pas sur ce terrain précis.
Mistral AI continue d’enrichir ses capacités avec son moteur d’orchestration open source Temporal. La version payante utilisée par le ministère n’est pas connectée à Internet, ce qui pourrait limiter les risques de propagation de fausses informations.
Avec plus d’un million d’adeptes réguliers, Mistral AI doit naviguer prudemment dans ce paysage complexe où la désinformation peut avoir des conséquences graves. Les prochaines étapes incluront probablement un examen approfondi de ses pratiques et une amélioration continue de ses systèmes.