À l’approche de la finale de la Coupe du monde 2026, qui doit opposer l’Argentine à l’Espagne dimanche au MetLife Stadium, la région de New York fait face à une double alerte. Les autorités municipales ont prolongé le dispositif d’urgence canicule en raison de plusieurs jours de fortes chaleurs. Parallèlement, un important panache de fumée provenant des incendies en Ontario, dans l’ouest du Canada, dégrade significativement la qualité de l’air dans la métropole américaine.
Jeudi, les températures devraient légèrement diminuer, avec des maximales attendues autour de 32 °C. Cependant, ces températures restent suffisamment élevées pour rendre les logements non climatisés difficiles à supporter. Les services environnementaux de l’État de New York prévoient un indice de qualité de l’air (AQI) de 200 pour l’agglomération, un niveau jugé « mauvais » pour l’ensemble de la population.
Impact sur la qualité de l’air et la santé publique
Le maire Zohran Mamdani a souligné la dangerosité de la situation, déclarant que « Il fait dangereusement chaud et la fumée des incendies de forêt canadiens a détérioré la qualité de notre air. Les New-Yorkais doivent être particulièrement vigilants. » Il a conseillé aux habitants de privilégier les espaces climatisés, de limiter les activités extérieures, de s’hydrater et de prendre des nouvelles de leurs proches vulnérables.
Face à cette situation, la ville maintient l’ouverture de plusieurs centaines de centres de rafraîchissement, offrant des espaces climatisés pour se protéger de la chaleur et de la fumée. Les autorités déconseillent l’utilisation des piscines, plages ou jeux d’eau extérieurs si la qualité de l’air continue de se détériorer, considérant les centres climatisés comme plus sûrs. Des masques sont distribués gratuitement pour limiter l’exposition aux particules fines.
Les États de Pennsylvanie, de New York, du Connecticut, du Massachusetts, du Maine et du New Hampshire sont particulièrement touchés par la fumée des 850 feux de forêt toujours actifs au Canada. Jeudi, New York s’est réveillée sous un ciel orange, et des villes comme Detroit, Minneapolis, Chicago, ainsi que Toronto au Canada, figuraient parmi celles enregistrant les pires qualités d’air au monde.
Des alertes à la pollution atmosphérique ont été émises, recommandant de limiter les activités physiques en extérieur, surtout pour les personnes souffrant de maladies respiratoires. Malgré cela, les joueurs espagnols, qui ont battu les Bleus en demi-finale, se sont entraînés en extérieur dans le New Jersey jeudi.
Le docteur Courtney Howard, médecin urgentiste et représentante de la Global Climate and Health Alliance, a exprimé son inquiétude à l’Associated Press : « Ce sont des athlètes de haut niveau qui font circuler d’énormes quantités d’air dans leurs poumons. Ils ne devraient pas s’entraîner en plein air lorsque la qualité de l’air atteint des niveaux dangereux. Je leur conseillerais de chercher une installation intérieure où l’air est sain. »
Conséquences sur les événements sportifs et perspectives
Mercredi, un match de la National Women’s Soccer League (NWSL) entre le Gotham FC et le Washington Spirit, au Citi Field dans le Queens, a été affecté par la mauvaise qualité de l’air. Les joueuses ont été contraintes de faire deux pauses durant chaque période de jeu.
La finale de la Coupe du monde 2026, prévue dimanche à 21h (heure française, 15h sur la côte est) au MetLife Stadium d’East Rutherford, à une quinzaine de kilomètres à l’ouest de Manhattan, pourrait être perturbée. Cependant, les prévisions météorologiques indiquent une amélioration de la situation d’ici dimanche. De fortes pluies sont attendues samedi, suivies de températures plus fraîches le lendemain, ce qui pourrait permettre à la finale de se dérouler sans encombre.
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Source: lequipe.fr