Le Premier ministre Ilie Bolojan a été renversé par une motion de censure votée presque à l’unanimité le 5 mai 2026 à Bucarest, marquant une nouvelle crise politique en Roumanie.
La motion de censure a reçu 281 voix pour sur 288 députés présents. Ce vote a été principalement soutenu par le Parti social-démocrate (PSD), qui a joué un rôle déterminant dans l’adoption de cette décision. Ilie Bolojan a qualifié cette motion de « fausse, cynique et artificielle ».
C’est la septième fois qu’un gouvernement tombe en Roumanie depuis la chute du communisme. Cette situation souligne l’instabilité politique persistante dans le pays.
Le président Nicusor Dan doit maintenant organiser des consultations pour désigner un nouveau Premier ministre. Les analystes s’interrogent sur la possibilité d’élections anticipées si le Parlement ne parvient pas à valider un nouveau gouvernement.
Les réactions ne se sont pas fait attendre. Libertatea a noté : « Quel que soit l’angle sous lequel on considère l’événement, on ne peut pas ne pas remarquer que la gauche est restée au pouvoir et a voté toutes les mesures du gouvernement Bolojan, puis est venue le dénoncer au Parlement le 5 mai. »
Hotnews a résumé la situation avec les mots : « Crise après crise », soulignant ainsi la continuité des troubles politiques. Un autre commentaire frappant déclarait : « Quand on attaque un roi, il vaut mieux s’assurer qu’il est bien mort. »
Alors que le pays se dirige vers une période d’incertitude, les citoyens attendent des clarifications sur les prochaines étapes du processus politique.