Sébastien Chenu a suscité une controverse en tenant des propos jugés misogynes sur les enseignantes en sociologie de l’université de Nanterre, tout en soutenant une proposition de loi pour rouvrir les maisons closes en France. Le 16 avril 2026, il a déclaré sur Franceinfo que « tout le monde n’a pas vocation à finir comme une prof de sociologie à Nanterre, moche, mal coiffée et aigrie ! » Ces mots ont immédiatement provoqué des réactions vives.
Les instances académiques n’ont pas tardé à réagir. L’Association française de sociologie (AFS) a dénoncé ses commentaires, soulignant qu’ils reflètent un anti-intellectualisme croissant dans le discours public. Marylise Léon, porte-parole d’une association pour les droits des femmes, a affirmé que « la prostitution ce n’est ni du travail, ni du sexe. » Cette déclaration met en lumière les enjeux complexes autour de la question de la prostitution.
Chenu a également tenté de désamorcer les critiques concernant sa proposition de loi sur la réouverture des maisons closes. Il a affirmé que la loi de 2016 sur la pénalisation des clients n’a rien résolu, laissant entre 35.000 et 40.000 personnes en situation de prostitution en France, dont 85% sont des femmes.
Réactions diverses :
- Jordan Bardella, président du Rassemblement national, a soutenu Chenu tout en appelant à un débat sur la prostitution.
- L’Association des sociologues enseignant·es du supérieur (ASES) a exprimé son indignation face aux propos de Chenu.
- Des étudiants ont organisé une manifestation devant l’université pour dénoncer ses déclarations.
Alors que le débat se poursuit, il est clair que ces questions touchent profondément la société française. Les discussions autour des maisons closes et du statut des enseignantes en sociologie ne font que commencer. La voix des associations et des universitaires sera cruciale dans les mois à venir.