L’équipe nationale masculine des États-Unis a été éliminée de la Coupe du monde après une défaite face à la Belgique en huitièmes de finale. Le match, qui s’est déroulé dans un contexte marqué par l’intervention du président Donald Trump concernant la participation de l’attaquant Folarin Balogun, s’est soldé par un score de 4 buts à 1 en faveur des Belges. Cette élimination est perçue comme un coup dur pour les Américains, qui espéraient enraciner davantage le football dans leur pays grâce à une performance notable lors de cette Coupe du monde.
La rencontre a été dominée par la Belgique, qui a affiché une maîtrise quasi totale du jeu. Les choix tactiques de l’entraîneur français Rudi Garcia, notamment en laissant des joueurs clés comme Kevin de Bruyne et Jérémy Doku sur le banc, se sont avérés payants. Son message était clair : seuls les meilleurs joueraient, et les remplaçants ont répondu présents.
Un match à sens unique
Dès les premières minutes, l’intensité belge a donné le ton. Le gardien américain Matt Freese a dû intervenir rapidement pour détourner une frappe de Timothy Castagne. La pression belge s’est concrétisée à la 9e minute lorsque Charles De Ketelaere a ouvert le score, reprenant de près un centre de Leandro Trossard qui avait récupéré le ballon au milieu de trois défenseurs américains passifs. Ce but a mis en évidence la difficulté des Américains à contenir les assauts adverses.
Malgré ce début difficile, les États-Unis ont réussi à égaliser contre toute attente. À la 31e minute, Malik Tillman a profité d’une faute sur Folarin Balogun pour tromper Thibaut Courtois sur un coup franc dévié par Hans Vanaken, entré en jeu après la blessure d’Amadou Onana. Cependant, cette égalisation fut de courte durée. Deux minutes plus tard, à la 33e minute, De Ketelaere a inscrit son deuxième but d’une tête au-dessus d’un défenseur, redonnant l’avantage à la Belgique avec un score de 2-1.

La première mi-temps s’est déroulée avec des Américains en deçà de leurs capacités en termes d’intensité, ce qui a déçu leur public, initialement très vocal. La deuxième période n’a pas apporté le changement espéré pour les États-Unis. Moins d’un quart d’heure après la reprise, une erreur du gardien Matt Freese, qui a tergiversé hors de sa surface, a permis à De Ketelaere de contrer le ballon et d’offrir le troisième but à Vanaken, qui a visé la cage désertée à la 57e minute, portant le score à 3-1.
L’impact de l’affaire Balogun
L’avant-match avait été perturbé par l’affaire Folarin Balogun, dont le retour en équipe nationale aurait été influencé par des pressions politiques de Donald Trump. Cette ingérence présidentielle, visant à assurer la participation de l’attaquant, n’a finalement pas porté ses fruits pour l’équipe américaine. Des supporters rencontrés à Boston, comme Trish et Jeff, ont exprimé leur amertume et ont même pointé du doigt la responsabilité de cette intervention.
Selon Trish, la présence de Balogun, malgré un carton rouge antérieur, aurait eu une incidence négative sur l’équipe. Elle a déclaré que « les règles sont les règles » et que l’implication du président dans la Coupe du monde pouvait avoir des conséquences inattendues. Jeff a renchéri, suggérant que l’intervention de Donald Trump avait clairement distrait les joueurs américains et aurait pu servir de motivation supplémentaire pour la Belgique. Bien que cela ne puisse être prouvé, l’idée que l’honneur du football mondial ait été en jeu après l’intervention de Donald Trump auprès de la FIFA a été évoquée.
Malgré la déception, les supporters Trish et Jeff ont affirmé qu’ils continueraient à suivre la Coupe du monde, espérant voir une place pour les demi-finales. La Belgique, quant à elle, affrontera l’Espagne en quarts de finale le 10 juillet à Los Angeles.