L’élimination des Fennecs et la réaction des médias
L’Algérie a été éliminée en seizièmes de finale de la Coupe du monde 2026 par la Suisse, s’inclinant sur un score de 2-0. Cette défaite a suscité de vives réactions au sein des médias algériens, qui ont largement critiqué la performance de l’équipe nationale, surnommée les Fennecs. Les supporters présents dans le stade ont également manifesté leur mécontentement.
Depuis leur victoire inaugurale en 1982 contre la RFA (2-1), les Fennecs n’ont pas remporté de match en Coupe du monde face à des nations européennes. Cette série de neuf matchs sans victoire a été soulignée par les observateurs, qui ont exprimé leur consternation face à l’issue de la rencontre contre la Suisse.
Selon El Khabar, la performance de l’équipe a soulevé de nombreuses questions, notamment sur les plans technique, physique et de la combativité. Le média a pointé du doigt des « erreurs défensives élémentaires » qui ont conduit aux deux buts encaissés. La fragilité défensive et l’incapacité à menacer le but adverse ont été des thèmes récurrents dans les analyses.
TSA a qualifié l’élimination de « sans gloire », décrivant les joueurs comme « fébriles en défense, inefficaces en attaque ». La défaite a été jugée logique, l’équipe ayant étalé ses insuffisances tactiques et techniques. Le média a également noté que la Nati, considérée comme un adversaire abordable, a su concrétiser ses occasions, marquant deux fois contre le cours du jeu.
Les choix tactiques de Petkovic sous le feu des critiques
Le sélectionneur Vladimir Petkovic a été la cible principale des critiques. El Khabar l’a identifié comme le « coupable numéro un », remettant en question ses choix de composition d’équipe, notamment l’option d’une formation sans attaquant de pointe. L’approche tactique de l’entraîneur a semblé difficile à comprendre tout au long du match, l’équipe paraissant désorganisée.
TSA a évoqué les « errements tactiques de Petkovic », soulignant qu’il avait testé de nombreux joueurs durant cette Coupe du monde, ce qui a pu nuire aux automatismes nécessaires dans une compétition de ce niveau. Le média a insisté sur la nécessité pour le sélectionneur de trouver des solutions pour la défense, qui a montré ses limites, et de travailler sur l’efficacité en attaque.
Le Soir d’Algérie, cité par sports.orange.fr, a également critiqué les choix de Petkovic, notamment la titularisation de Luca Zidane et l’absence de véritable avant-centre. Le média a rapporté que l’entraîneur avait « multiplié les mauvais choix » et n’avait pas été inspiré durant la partie, ce qui a précipité l’élimination de sa sélection.
La prestation de certains joueurs a aussi été mise en cause. Fares Chaibi, jugé excellent lors des trois premiers matchs, a été décrit comme « l’ombre de lui-même » contre la Suisse. Aïssa Mandi a été particulièrement critiqué par DZ Foot pour un « match tout bonnement catastrophique », étant impliqué sur les buts suisses et réalisant de nombreuses relances et choix ratés.

Le départ de Mahrez et les objectifs de l’Algérie
Malgré l’élimination, Riyad Mahrez, le capitaine des Verts, a laissé une « empreinte indélébile » dans l’histoire du football algérien, selon Compétition. Champion d’Afrique en 2019, il a confirmé l’arrêt de sa carrière internationale après le coup de sifflet final. Avant le match, Mahrez avait exprimé le souhait de marquer l’histoire de son pays, qui n’a jamais remporté de match à élimination directe dans la compétition.
La Suisse, de son côté, n’avait pas remporté de match à élimination directe en Coupe du monde depuis 1938 en France, à l’exception d’un barrage en 1954. Cette statistique souligne la difficulté pour l’Algérie de franchir ce cap historique.
Après la défaite, Mahrez a regretté que l’objectif de passer ce tour, qu’il considérait « à notre portée », n’ait pas été atteint. Aïssa Mandi a également exprimé sa déception, notant que l’équipe avait un plan bien en place mais a été punie dès la 10e minute par Breel Embolo. Le deuxième but de Dan Ndoye, survenu après un dégagement raté de Rafik Belghali au retour des vestiaires, a définitivement enterré les espoirs algériens.
Malgré les critiques, Vladimir Petkovic s’est dit « heureux » du parcours de sa sélection, affirmant que les objectifs fixés deux ans auparavant avaient été atteints. Il a reconnu que le niveau de la compétition était « très élevé » et que l’équipe devait mieux s’organiser défensivement, un domaine où elle a encaissé neuf buts durant le tournoi (trois contre l’Argentine, un contre la Jordanie, trois contre l’Autriche et deux contre la Suisse). Le latéral Jaouen Hadjam a reconnu que l’équipe avait fait de « belles choses » mais qu’elle ne pouvait pas se contenter de cela, concédant trop de buts pour espérer aller plus loin dans la compétition.
L’Algérie quitte cette Coupe du monde avec une seule victoire, obtenue face à la Jordanie (2-1).
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Source: lequipe.fr