La Coupe du monde 2026, organisée au Mexique, au Canada et principalement aux États-Unis, s’est achevée sur une victoire de l’Espagne. Ce tournoi, qui a duré plus d’un mois, a été marqué par des événements extra-sportifs qui ont parfois éclipsé les performances sur le terrain. Malgré une finale décrite comme un « best-of » ou « worst-of » des six semaines, le football a tout de même offert des moments mémorables et des rebondissements inattendus.
La cérémonie de clôture a été notable par sa longueur, avec des spectacles à la mi-temps et des personnalités en tribunes qui ont parfois pris le pas sur le jeu. La remise du trophée a également été retardée, avec l’apparition de Donald Trump sur le podium. Ces éléments ont contribué à une perception où l’aspect économique, politique et diplomatique a semblé dévorer l’essence même du football.
Les déceptions du tournoi
Le Brésil, sous la direction de Carlo Ancelotti, n’a pas répondu aux attentes. Malgré le retour de Neymar, l’équipe a rencontré des difficultés dès la phase de groupes, notamment face au Maroc. Après un avertissement en huitièmes de finale contre le Japon, la Seleçao a été éliminée au tour suivant par la Norvège, avec un doublé d’Erling Haaland. Cette sortie précoce, la plus rapide pour le Brésil en Coupe du monde depuis trente-six ans, a mis en lumière une crise profonde au sein du football brésilien, exacerbée par des querelles internes à sa Fédération.
Les adieux de Cristiano Ronaldo à la Coupe du monde ont également été décevants. À 41 ans, l’attaquant d’Al-Nassr a marqué un doublé contre l’Ouzbékistan et transformé un penalty face à la Croatie en huitièmes de finale, mais il a été inefficace contre l’Espagne en quarts. Son sélectionneur, Roberto Martinez, a été critiqué pour avoir trop respecté le statut de CR7 en le faisant jouer presque tous les matchs. Ronaldo a confirmé que c’était sa dernière Coupe du monde, déclarant partir « avec la conscience tranquille » après avoir remporté trois titres avec le Portugal.
La déception s’est également portée sur Julian Nagelsmann, le sélectionneur de la Mannschaft. Malgré une tentative de réparer la relation entre l’équipe nationale et le public allemand lors de l’Euro précédent, l’échec a été cuisant lors de cette Coupe du monde. L’Allemagne a été éliminée dès les huitièmes de finale par le Paraguay. La gestion de Nagelsmann, notamment concernant les gardiens de but et les attaquants, ainsi qu’une liste de joueurs jugée bancale, ont été pointées du doigt. Il a démissionné sous la pression de l’opinion publique.
Les belles surprises et les révélations
Malgré les déceptions, le tournoi a aussi eu ses moments de gloire. Le football a montré une capacité de résilience, couronnant un champion comme l’Espagne et voyant l’émergence de nouveaux talents. Côté français, la présence de Kylian Mbappé a suscité un grand engouement, attirant plus de 20 millions de téléspectateurs.
La révélation du tournoi a été Johan Manzambi. Cet attaquant polyvalent de 20 ans, qui s’est engagé avec Aston Villa, a brillé avec la Suisse, marquant trois buts et délivrant deux passes décisives en quatre apparitions. Initialement remplaçant, ses entrées en jeu face au Qatar et surtout contre la Bosnie-Herzégovine, où il a inscrit un doublé, ont changé la donne. Il a continué à être décisif, notamment sur l’ouverture du score contre l’Algérie en huitièmes de finale, avant qu’une contusion au genou ne freine son élan. Ses performances ont convaincu Aston Villa de miser sur lui.
La belle surprise de cette Coupe du monde est sans conteste le Cap-Vert. Pour leur première participation, les Requins bleus ont non seulement résisté à l’Espagne, future championne du monde, en phase de groupes (0-0), mais ils ont également terminé invaincus dans leur poule, avec des matchs nuls contre l’Uruguay (2-2) et l’Arabie saoudite (0-0). Ils ont ensuite fait trembler l’Argentine, finaliste, lors d’un huitième de finale intense qui s’est terminé en prolongation (2-3).
Portée par son gardien vétéran de 40 ans, Vozinha, devenu un phénomène grâce à ses arrêts spectaculaires et à l’histoire touchante de sa mère, l’équipe du Cap-Vert, classée 64e au classement FIFA, s’est distinguée par sa rigueur défensive. Cette performance, orchestrée par le sélectionneur Bubista et incarnée par le défenseur Roberto Lopes, a permis à l’archipel d’Afrique de l’Ouest de se faire une place sur la carte du football mondial.
La Coupe du monde 2026 a été un mélange de moments sportifs intenses et de controverses extra-sportives, mais elle a finalement couronné un champion et révélé de nouveaux talents.
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Source: parismatch.com