L’Espagne a été couronnée championne du monde dimanche au MetLife Stadium, s’imposant face à l’Argentine. Ce titre marque le retour des joueurs de la Roja à Madrid, où des célébrations sont prévues pour accueillir l’équipe.
Les joueurs, arrivés des États-Unis à bord d’un avion de la compagnie nationale Iberia, ont atterri peu après 14h30 heure locale. Le sélectionneur Luis de la Fuente, le capitaine Rodrigo Hernandez (Rodri), portant sa médaille et le trophée, ainsi que le président de la fédération Rafael Louzán, ont été les premiers à descendre de l’appareil.
Un accueil royal et populaire
Les champions du monde seront reçus par le roi Felipe VI au palais de la Zarzuela, avant de rencontrer le Premier ministre Pedro Sánchez au siège du gouvernement. Par la suite, les joueurs entameront un défilé à bord d’un bus à impériale, parcourant les principales artères du centre de Madrid.
Une cérémonie est prévue sur la place de la fontaine de Cibeles, devant la mairie de Madrid. Une scène a été spécialement installée pour célébrer les joueurs, dont la star Lamine Yamal et l’unique buteur de la finale, Ferran Torres, ainsi que le sélectionneur Luis de la Fuente. Environ un million de personnes étaient attendues dans les rues de la capitale pour cette occasion.
Dès le coup de sifflet final dimanche soir, l’Espagne entière a exulté de joie, célébrant ce sacre lors d’une nuit de liesse. Ce nouveau titre mondial, remporté deux ans après le sacre continental, revêt une importance particulière dans ce pays passionné de football, où le sport rassemble ses 50 millions d’habitants. Une partie de la jeune génération n’avait pas vécu le premier sacre de la « Selección » lors du Mondial 2010 en Afrique du Sud.
La finale et le temps de récupération
La finale a vu l’Espagne l’emporter 1-0. L’équipe espagnole avait battu la France en demi-finale le mardi 14 juillet (2-0), bénéficiant ainsi de quatre jours de repos avant la finale. L’Argentine, en revanche, n’a eu que trois jours de repos après sa qualification face à l’Angleterre (2-1).
Ce facteur de repos supplémentaire a été observé lors des précédentes Coupes du monde. Les vainqueurs des éditions 2014, 2018 et 2022 avaient également disputé leur demi-finale un jour avant l’autre finaliste. L’Allemagne en 2014, la France en 2018 et l’Argentine en 2022 ont toutes bénéficié de cet avantage. La dernière équipe à avoir remporté le trophée avec un temps de récupération inférieur à celui de son adversaire était la Roja en 2010, lors de son premier titre mondial.
L’Italie avait également eu un jour de repos supplémentaire avant son sacre contre la France en 2006. Cependant, les Bleus champions du monde en 1998 avaient battu le Brésil en se qualifiant vingt-quatre heures après la Seleçao. Didier Deschamps a souligné que ces éléments peuvent influencer la forme des finalistes, mais ne sont pas toujours déterminants, les qualifiant d’« éléments, pas d’excuses » après la finale perdue aux tirs au but par l’équipe de France en 2022 (3-3, 4-2 aux t.a.b.).

Cette tendance se retrouve aussi dans d’autres tournois internationaux. Les vainqueurs des quatre derniers Euros et des trois dernières Coupes du monde féminines, ainsi que des trois derniers Euros féminins (à l’exception de l’édition 2017), provenaient de la première demi-finale et avaient bénéficié d’un temps de récupération plus long avant la finale.
Un match tendu et la performance espagnole
La finale a été marquée par la performance de l’Argentine, qui a effectué son premier tir à la 117e minute de jeu. L’exclusion d’Enzo Fernandez juste avant la prolongation (91e), après avoir commis une faute sur Cubarsí, a été un tournant. Malgré une défense acharnée de l’Albiceleste, l’Espagne a trouvé la faille.
Un but de Nico Williams a été refusé pour une simulation d’Otamendi. Finalement, l’Espagne a marqué grâce à une action de grande classe : un centre de Pedro Porro pour une remise de la tête de Williams, suivie d’une frappe de Ferran Torres sous la barre de Martinez. L’entrée en jeu de Williams à la 75e minute a été un élément clé de la finale.

Les joueurs espagnols sont attendus à la fontaine de Cibeles pour les célébrations.
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Source: lequipe.fr