Le Sénat paraguayen a adopté une motion condamnant les propos racistes tenus par la sénatrice Celeste Amarilla à l’encontre de Kylian Mbappé. Cette décision fait suite à une série de déclarations de la sénatrice, qui ont suscité une vive indignation.
Les délibérations au sein de la chambre haute du Congrès ont duré plusieurs heures. La majorité des sénateurs a fermement rejeté toute forme de racisme et de discrimination, soulignant que les déclarations de Celeste Amarilla ne reflétaient pas l’opinion générale de l’institution.
Réactions et justifications
Après la victoire de la France contre le Paraguay le 4 juillet en huitièmes de finale de la Coupe du monde, Celeste Amarilla avait qualifié le capitaine français de « Camerounais colonisé » et formulé d’autres remarques discriminatoires. Elle a également tenu des propos offensants lors d’une intervention au Sénat, où elle est revenue sur l’incident du serrage de main après le match.
Malgré la condamnation officielle, certains de ses collègues ont exprimé leur soutien à la sénatrice. Par exemple, Yolanda Peres a accusé Mbappé de racisme et de xénophobie, multipliant les comparaisons jugées humiliantes. Celeste Amarilla a tenté de justifier ses paroles sans en modifier le contenu.
L’avocat de Celeste Amarilla, Guillermo Duarte Cacavelos, a déclaré que sa cliente n’avait aucune intention de revenir sur ses propos. Il a invoqué la « liberté d’expression » pour défendre la sénatrice, affirmant qu’elle ne s’excuserait pas.
Contexte et indignation internationale
L’affaire a débuté après le match où Kylian Mbappé n’a pas serré la main du gardien paraguayen Orlando Gill. Cet incident a été le point de départ des premières déclarations de Celeste Amarilla, qui a ensuite publié un message jugé raciste, avant de le supprimer.
Dans ce message, elle avait décrit Mbappé avec des termes désobligeants, le qualifiant de « brute » et de « Camerounais colonisé, faisant semblant à fond d’être Français ». Mbappé a réagi publiquement, affirmant que la sénatrice ne représentait pas le Paraguay et donnait une mauvaise image de son pays.
La Fédération Française de Football, ainsi que des personnalités politiques françaises, ont défendu le joueur. L’affaire a généré une forte indignation internationale et a relancé le débat sur le racisme dans le sport. Celeste Amarilla a continué de s’exprimer sur le sujet, y compris lors de sessions parlementaires.
La sénatrice a justifié ses paroles en déclarant qu’elle venait d’une génération où certaines expressions étaient courantes, et a initialement affirmé s’être rétractée après avoir supprimé son message. Cependant, elle est revenue sur ses propos devant le Sénat, réitérant ses critiques envers Kylian Mbappé concernant l’incident du serrage de main.
L’avocat de Celeste Amarilla a indiqué que sa cliente n’avait aucun intérêt à ce que cette affaire se poursuive, malgré ses actions qui ont maintenu la controverse.
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Source: leparisien.fr